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Mardi (12/04/05)
nouveau chez moi

Nouvelle adresse éditée:

http://katarzyna.joueb.com

j'espère vous retrouver là bas ;)

Merci à tous...

Ecrit par P'tite Etolane, à 22:02 dans la rubrique De Leurs Mots découlent les miens....
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Un au revoir :)
--> C'est décidé.

J'ai changé 36 fois de mise en page, j'en suis toujours insatisfaite.
J'ai changé 36 000 fois de mots, j'en suis de moins en moins satisfaite.
Je pars...d'ici.
Mais ça ne signifie pas que je ne recommence pas ailleurs.
Je souhaite tourner une page, oublier Lucas, oublier ces petis riens qui m'ont blessée, ces stupidités qui m'obsèdent et revenir à un grand tout. Tout.
Je tourne une page.
De blog, mais aussi de vie.
Peut être mettrais-je l'adresse du nouveau ici...
Sans doute, même.
Merci à vous tous, en tout cas, Krystal, ma petite chérie, Samhradh, ma soeur, et tous ceux que j'ai suivi, et que je suivrais encore, plus ou moins silencieusement: Feu, Cocktail, Ryne, Futile, Paradoxa, Cabotine, bien sûr Viva, et d'autres encore, que je n'ai pas sur le bout de la plume, mais sur la pointe du coeur.
Je reviens, vite, très vite maintenant.
Ce soir, demain...
Je vous aimes tous, et surtout, un immense Merci
Pour clore ces pages en beauté.

Ecrit par P'tite Etolane, à 16:42 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Jeudi (31/03/05)
Trois petits points en suspension...

Le temps passe lentement sur un blog...on arrive au milieu d'une page blanche, ou rose, et c'est toujours la même histoire...

Ce qui était avant n'est pas essentiel, on comprends très bien la suite sans, ce qui est après n'apparaîtra pas forcément sur la page, les mots se croisent et souvent se ressemblent tous un peu...

Et des fois, se sentir lassée.

Chercher un sens, le pourquoi du comment, serai-ce vain d'écrire ici? Où est la portée? L'aporté? L'aparté?

Si je laisse tomber ma plume ici, sur un dernier point, je sais que je serais de retour seulement 24 heures après...alors je ne dis rien.

Mais bon...je réponds moins aux commentaires, je me promène sans but sans plus savoir ni quoi écrire, ni quoi lire...

Alors je crois que je vais faire une pause...un jour, une heure, une semaine, un mois...je n'en sais rien...juste une pause.

Promis, je reviendrais...;)

You jump, I jump, right? ;)

Ecrit par P'tite Etolane, à 13:35 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Mercredi (30/03/05)
Dans les méandres de la liberté

Chère Toi,

Dis moi si je me trompe, mais il me semble que nous nous sommes perdues en route. Les machines à écrire ont mué en clavier, le son du clavecin en piano, le violoncelle en guitare electrique, les mariages en concubinage, mais rien n'a vraiment changé.

Un physicien célèbre à dit un jour "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme." Il n'imaginait pas à quel point son idée était juste, ni combien elle pouvait s'appliquer à chaque domaine, à chaque personne qui compose cette société.

Les traditions ne se sont pas perdues, elles ont trouvées d'autres formes, d'autres forces, ailleurs, dans d'autres âmes et dans d'autres objets. Certaines fois elles font défaut, d'autres fois elles sont simplement la preuve que l'homme reste trop conservateur.

Doit on faire des concessions pour avoir le droit de brandir ses idéaux? Doit on faire des concessions pour choisir le mode de vie que nous souhaitons, des concessions pour faire ce que nous aimons, pour vivre la vie que nous désirons?

Et n'est ce pas faillir à ses propres idéaux que de faire, justement, ces concessions là? Mais il faut se dire que parfois nous aurons la chance de pouvoir partir, ailleurs, quelque part où de tels choix ne nous seront pas demandés. Et que d'autres fois, les concessions seront obligatoires pour nous permettre de rester, et de continuer l'oeuvre que nous avons commencé.

Alors peut être que nous ne devrions pas en vouloir à ceux qui ont fuit devant les choix. Cesont ceux à qui il restait assez d'idéaux pour croire qu'ailleurs aucun problème de ce genre ne se poserait de nouveau à eux.

Et nous sommes là grâce à eux, nous sommes les "fils de la résistance".

A toi,
                                                                                                                                    Etolane.

Ecrit par P'tite Etolane, à 22:12 dans la rubrique L'inspiration....
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Les symboles ont pris feu sous des slogans de paix.
--> Saez

Un mal fou à écrire, depuis quelque temps...une période "sans" au niveau de l'inspiration...pas de moment particulier que je souhaite immortaliser. Ce qu'il est ressorti de ce week end c'est du bruit. Et du vent. Rien que les deux.

Tout juste les deux.

Chercher comme dans un mauvais rêve une pièce vide pour être enfin un peu seule...isolée de tous ces "autres" qui sont moi, mais qui ne le sont pas, non plus. Que je connais sans les connaître.

"Dans le noir du venin...ce qu'on est, ce qu'on feint..."

Il y a toujours cette chose derrière la façade, cette chose que j'aimerais approcher, m'approprier, connaître, l'essence de leur être, ce qui fait que leur existance n'est pas vaine, ce quelque chose qui anime leur sourire, exacerbe leur beauté ou leur laideur...

Un vendredi banal...décommander l'après midi chez Carine, sans nulle raison, juste envie d'être chez moi, seule, enfin. Au lycée, se sentir jugé par tout, par tous.

"Voir et être vu? Non...lyncher et se faire lyncher."

Comme si...on vous détaillait de la tête en pied, le regard qui glisse de haut en bas...si vous réussissez le test, on vous tend la main, ou la joue avec un sourire.
Si vous échouez, on vous traite de conne, et on vous laisse, plantée là, votre sac à vos pieds, vos cheveux dans le vent qui vous reviennent dans les yeux, vos joues rougies par la honte d'"être" tout simplement, ou juste de "faire partie" de cette société infirme...stupide.

Se couler dans le moule, ressembler à tous...peut être le seul moyen d'échapper à ce jugement.
Je n'avais pas ressenti ça aussi fort depuis...depuis...
Je n'avais jamais ressenti ça aussi fort.
Peut être parce qu'il y avait Mamour à côté de moi, que je sentais son incompréhension, elle semblait aussi décontenacée que moi, comme ci cette réalité qui a toujours été nous avais soudain semblé tellement plus forte, et tellement inacceptable.

...

...

...

On écoute les mêmes disques...là passe l'album d'Hoobastank et reviennent en boucle...quelques phrases..."Et tes soeurs, elles écoutent quoi...?" "Hoobastank en ce moment. j'ai un pote fan d'Hobastant, il les suit depuis leurs débuts. Au faite, tu connais Nightwish?" "J'allais t'en parler!"...

On rit des mêmes choses "Qu'on laisse crever nos vieux, pour que tout aille mieux..." on délire noir sur le monde et la société, on délire noir lorsque je lui montre "Ere dégénérée", qu'il lit sans dire mot et que je lui reprends des mains. "Alors?" "...oui..." "T'aime pas?" "Non njustement, c'est l'inverse...j'aime plus que le mot aimer peut l'exprimer."

On lit les mêmes livres..."Et si c'était vrai", et "Où es tu" et "Celui là il faut que je te le passes, c'est le genre d'écriture que j'aime beaucoup, un peu comme quand c'est toi qui écrit...merde, elle est vraiment en bordel ma chambre, je le trouve pas..."

La seule différence est que pendant un film d'horreur je vais me blottir contre lui alors que lui sourira juste un peu devant ma sensiblerie face aux images.
Peut être que cette différence peut tout changer.
Sinon comment expliquer...qu'on se ressemble.
Deux reflets.
Nous avons la même culture "parallèle"...
Les mêmes idéaux.

Ne cherchez pas de sens à cet article.

Ecrit par P'tite Etolane, à 17:25 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Jeudi (24/03/05)
I think I'm gonna fall again
--> And even when you held my hand...(BO Cruel Intention)

Voilà, juste parce que j'ai envie de le noter, d'en garder une trace...

Et putain faut vraiment que j'achète un carnet pour noter ce genre de chose, parce que ça m'étreint de les écire, mais c'est un truc à enmerder tout le monde, alors autant le faire dans un de ces petits carnets-tous-mignons-tous-chers, genre "Baudelaire et Hugo, mesdammes messieurs!"...

Aujourd'hui, il avait bac blanc de philo.
Bon, j'avoue qu'en me levant ce matin, tranquilou à 7h40, j'étais morte de rire, because pas bac blanc, because tous les autres déjà debouts et au lycée, because sueur sur leurs copies!!!

Malsain, ce genre de sentiment, et peu solidaire.
Mais jouissif, quand même.

12heures, après trois heures angoissantes-agonisantes en cour d'histoire, où j'ai cru crever d'ennui.
Ca m'aurait été bénéfique, d'ailleurs, puisqu'au lieu d'entendre parler d'Erasme, de Copernic, de Galillée, de Montaigne et j'en passe et des meilleurs, et monsieur Rabelais aussi qui si il était pas mort je le tuerais à main nue, et bien, au lieu d'entendre leur mot dans la bouche de cette sadique dénigrante du patrimoine culturel contemporain, et bien j'aurais pu les rencontrer, et leur taper la discut' dans la file d'attente, parce qu'au Paradis (ou en enfer, pour Rabelais), les files d'attentes sont longues, d'après Bernard Werber, et je veux bien le croire.

12heures, donc. 12heures 5 maintenant.
Il sort d'épreuve de philo, la tête comme...comme...comme...
Comme si on l'avait forcé à écouter Lorie pendant une heure.

Sa tête d'insatisfaction aigüe.
Je la repère bien, celle là.

Il se dirige vers la file de cantine, en plus, manque de bol, il arrive à la bourre donc il bouffera en dernier, et ça lui fera les pieds.
Je lui fait un signe, il s'arrête, me regarde.

Je secoue la tête de manière interrogative, il fait des vagues avec sa main.
C'est vague, mais j'ai compris: Heureusement qu'il a pris bac S.
C'est à peu près l'idée qui ressortissait de sa tête et de sa main.

Puis j'appelle Dana, je joue stratégique, je bouge en crabve dans les couloirs de mon lycée pour pas être repérée et envoyée illico presto dehors, sous cette foutue pluie, because interdit the phone dans établissement.

Je rigole, pas trop fort, ça me fait du bien de lui parler.
Bon moment :)

Attendre Carine et Sophie à la sortie de la cantine.
Il sort.
Je...gasp.

Je me pétrifie. Mais vraiment, je veux dire qu'à côté de moi une mouche morte bougerait plus.
Il me regarde.

Un pas.
Un pas en arrière,
Un pas.
Deux pas.

Il avance. Waou...il avance vers moi.

Puis je me dis que non, je n'ai mangé qu'un demi morceau de pain et une soupe, et ça n'est sans doute pas très calorique, alors celui que je prends pour Lucas est sans doute Thomas, ce mec super mignon à qui je n'ai jamais adressé la parole, et que si je crois qu'il s'avance c'est tout simplement parce que je fais de l'hipoglycémie.

Ca va mieux.

Je rouvre les yeux.
Merde, il avance toujours.
J'hallucine? J'hallucine pas?

Il est juste devant moi, maintenant.
J'ai le coeur qui bat à fond, pire qu'une "perceuse electronique à percussion avec ses accessoires s'il-vous-plaît".
Pire que quand Brice joue de la batterie.

Il se penche vers moi.
J'allais l'embrasser, je sais pas pourquoi, je tendais les lèvres, j'allais l'embrasser.
Je reprends conscience.

"L'embrasser? Etolaaaaaaaaane!!! Réveille toi, on tend la joue, pas les lèvres!!"
Alors bon, quand même, au dernier moment, j'ai tourné la tête.
Il m'a fait un bisou.

(Ouh que c'est mignon comme expression)

Un vrai bisou, tout doux sur la joue.
J'ai pas tendu l'autre joue tout de suite, alors il est resté planté à attendre.
Et il m'a fait une bise toute conne sur l'autre.

Alors qu'il m'avait vrai un vrai bisou comme il en fait jamais sur l'autre. (Je le surveille quand il dit bonjour à ses copines les pouffes)
Ahaaaaa miss écouteurs, tu n'as plus le monopole!!!

Mais je m'égare...

Seulement après il a dit "Salut".
"Salut".

Après je sais pas ce qu'il a dit.
Il a pas reculé.
J'ai bafouillé un truc comme quoi je-suis-pressée-je-dois-aller-vitrioler-la-gueule-d'une-des-pouffiasses-avec-les-quelles-tu-traînes-pour-arrêter-de-me-sentir-observée-j'espère-que-tu-comprendras, enfin non, ça n'était pas trop ça, ça je le pensais très fort.

Je sais pas ce que j'ai bafouillé.
Mais en tout cas, j'suis partie.
Carine et Sophie m'ont trouvée aux toilettes.

On sest passées par le hall pour aller en sport.
Je l'ai croisé.
Il était avec une pouffiasse et un pote à lui.

Il a détourné ses yeux d'eux pour les planter dans les miens.
D'une telle façon que...
Que c'était comme si qu'il passait à travers des quatres ou cinq personnes entre nous deux.

Puis là j'ai "soutenu insolement son regard"
Et j'ai rougi.
ENfin plutôt j'ai...flamboyé.

Oui, puisque d'habitude quand je rougis, ça se voit pas.
Là Carine m'a dit "Waaa t'es rouge!!!"
Grande première.

Donc aujourd'hui Il a failli se faire embrasser par un flan qui rougissait alors qu'il voulait simplement lui faire la bise-et-plus-si-affinité.
Mais bon, qu'il vienne, ça faisait des mois.
On perd les habitudes.

Et puis les vrais bisous...
Ben c'était jamais.

Puis dès qu'il est là j'sais plus ce que je fais.
Puis c'est la faute de mes lèvres, elles avançaient toutes seules.
Moi, je ne me lave plus la joue.

(Moi je suis dingue, mais chuttttt!, et moi j'trouve ça tout mimi de sa part, et tout bizarre aussi.)

Ecrit par P'tite Etolane, à 19:55 dans la rubrique Lui.
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Mardi (22/03/05)
Chroniques d'une vie ordinaire
--> mais pas banale ;)

Dans les couloirs, il me croise, de loin, je lui adresse un signe joyeux de la main auquel il répond, il me sourit, ses yeux accrochent les miens, puis je me laisse emporter par le flot etudiant, et je pars, loin, dehors, au soleil, m'assoir sur un de ces bancs, sous l'arbre.

De quatre à cinq, je prends le bus jusqu'aux arcades et pour tuer le temps passe chez le marchand de journaux, en achète un presque au pif, et vais me poser vrès du lac pour la demie heure suivante.

Sortie du lycée, 17heures. Il n'y a encore personne, puis les gens défilent, j'attends, j'attends, et toujours pas les visages que j'espère, alors j'en profite pour observer.

Il y a ceux qui courent, comme dans les séries télé, en riant à gorge déployée, il y a ceux qui sourient de toutes leurs dents, il y a ceux qui se tiennent par la main, il y a ceux qui sont "crevés mais heureux, vraiment.", il y a ceux qui battent le record du cent mètres pour choper un bus qu'ils ont de toutes manières raté...j'en passe et des meilleures.

Je finis par m'avancer, en les attendant, je vais regarder les horraires du bac blanc, tiens. Mais le temps que j'arrive à la porte, je les vois surgir, alors le bac blanc, je l'oublie, et je me précipite pour leur faire la bise.

Puis nous discutons, pas très longtemps, devant le lycée. Lucas arrive, dit bonjour à Brice, m'adresse à peine un regard, puis me regarde de loin, se met à l'écart de sa classe avec une fille, ils parlent, rigolent, il se courbe littéralement en deux pour pouvoir être à sa hauteur et écouter sa musique, et je sens la jalousie qui me dévore le ventre, mais je ne bronche pas, je souris, rien à foutre.

Pour m'en persuader, je serre le bras de Sam, et là ça va beaucoup mieux. Puis Nous partons, bras dessus bras dessous jusqu'à chez elle, je l'ignore superbement, je me tiens droite, et je suis heureuse, tout simplement radieuse d'être au bras de ma meilleure amie, et qu'il aille se faire foutre avec sa conne, j'en ai absolument rien à faire.

Puis de tasses de thé en chocolat, en tartines de Nutella,n on écume nos vies, et les derniers potins, on revient sur le passé, on disserte sur le mental de quelqu'un, je me maudis de m'être laissée manipulée "Oui mais sans ça on ne se serait jamais connues ma puce." alors non, tant pis, ça valait bien la peine.

Je la serre dans mes bras, je lui crie "Je t'aime", je lui parle de Lucas, un peu mais pas trop, j'en ai pas besoin, pas trop envie non plus, nous parlons de Brice, des TPE, de...de tas de choses, et il faut que j'y aille, et elle il faut qu'elle travaille, alors je pars, après deux heures hors temps, je me retrouve dehors et le soleil couchant embrase le ciel, alors j'ai envie de rire, et sans trop savoir pourquoi je ris, toute seule, au milieu de la route, en sautillant pour rentrer, la tête en arrière.

Ecrit par P'tite Etolane, à 19:29 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Lundi (21/03/05)
This Love
--> Craig Armstrong...BO Cruel Intentions

...je suis mille fois désolée.
Je tourbillonne, je cours, je cours à travers quoi, à travers qui, pour qui, pour quoi, je n'en sais rien, mais je cours, je cours sans cesse, et j'aime ça courir, sans m'arrêter, même ne serai-ce qu'une simple mlinute, pour écrire. Je m'absorbe dans tout, je vis tout tout, sans rien omettre, et je n'ai pas le temps, vous comprenez, pas le temps, pour rédiger une seule page construite et entière, non, c'est trop long, c'est figer les instants alors qu'ils sont encores vivaces, alors je veux courir, courir encore, et je jamais m'arrêter, parce que c'est tellement beau, de filer, de voler ainsi, à travers le temps, à travers tout...

Qu'un regard deviennent un océan, un infini, qu'une injure devienne un poignard, qu'une étreinte devienne un eternel, qu'une bise devienne une amitié, que que que...troquer la banal au profi de la passion, tout jeter et ne garder que le meilleur, le plus pur, tout garder mais en changer les proportions, tout est grandiose, tout est très fort, tout fait très mal ou tout est merveilleux, les extrêmes sont les seuls qui ne craignent pas de s'alourdir avec le temps.

Alors en vrac, parce que rédiger me forcerais à ralentir: Salon Du livre, Salon de l'étudiant, Printemps du cinéma, pleurer devant Neverland, se faire ouvertement draguer par l'ouvreur, courir au soleil, manger un grec au bord du lac, puis un mac do au bord du canal, courir pour attraper un train, déraper sur le tapis roulant du métro, dévorer des magasines entiers, trier des tas de vêtements à deux, mamour m'aide à ranger à plas ventrte sur mon lit, pleurer comme des madeleines à la sortie du film "ça va aller mademoiselle?", ouvrir les bras et voir les manches larges se déplier, engloutir des sundaes, regarder La Boum, lire Hell, discuter en français avec Sarah, délirer en allemand avec Hawa, manger face à face avec Lucas, le bousculer pour lui voler sa place, rire avec Sophie, et s'assoir sur un banc, sous l'arbre, avec Carine, faire une grosse bise à ma Sam, la croiser entre deu cours et qu'elle se souvienne de mon contrôle, déraper sur toute la lonueur d'un couloir, la jupe comme une corolle, arriver en retard en anglais, yeux brillants et sourire aux lèvres, s'énerver sur un piano, les yeux qui brillent...

Alors je suis mille fois désolée, de ne pas offrir mieux que ces pièces de vies. On dirait que lorsque l'on l'aime, le temps s'acharne à vous fuir ;)

"C'est l'histoire d'une idiote qui aime toute sa vie un imbécile marié à une conne."

Ecrit par P'tite Etolane, à 21:43 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Rien que toi, rien que moi...faits de fièvre et d'envie...
--> dans la suie on se noie, assoiffés d'interdits...(Saez)

Lancée, en dérapage incontrôlé dans le couloir, en fille qui ne maîtrise rien, et effectivement, aujourd'hui, tout part en sucette.
Alex...Flo...pas avares de compliments, c'est vrai que de me voir en jupe, c'est très rare, puisque je complexe sur mes genoux et mes pieds, alors il faut que je mette une jupe au genoux et que je trouve les chaussures adéquates ce qui n'est, croyez moi, pas une mince affaire. C'est futile, ce désir de plaire, mais de sentir sur soi des regards admiratifs ou intrigué, c'est si agréable que pour cette sensation toute particulière je me mettrais en quatres.

Je secoue la tête, j'agite mes doigts de manière impérieuse, je compose avec ma cour, je préside. Ce qu'ils pensent, je m'en fiche, je sais que j'ai raison, je sais qu'ils m'écouteront quoi que je dise et se plieront à ma décision. Pourquoi? Parce que. C'est comme ça. Dans cette classe il y a des gens qui me vouent une admiration sans limite, plutôt agaçante parfois, assez étonnante, tout le temps, et me demandent mon avis comme si j'étais la science infuse ou la voix de la raison. Je ne cherches pas à comprendre.

Et puis, j'élude, je tergiverse, j'évite le sujet, mais je voulais évidement parler de Lucas, puisque manifestement Lucas il y a, Lucas qui m'a regardée, ou plutôt dévorée des yeux, sans exagérer les choses, tout au long de la pause déjeuner, tout au long des récrés, planté face à moi il lui semblait impossible de détourner le regard. Scotché, pénétré, ...envoûté? Drôle d'attitude. Ses yeux dans les miens durant...oh...une bonne minute, puis ses yeux qui me parcourent, m'explorent, de part en part. D'avoir ce pouvoir sur lui, c'était tellement fort, fort...parce que j'en avais, du pouvoir, aujourd'hui.

"Lucas! Lucas! Hé ho p'tin t'écoutes quand je te causes??!!!"
"Hein? heu...désolé..."
"P'tin t'es relou, tu fous quoi?"
"Moi...? Rien....rien..."

Les cheveux de nouveau long, de nouveaux dans ses yeux, mais ne rien laisser paraître, aujourd'hui c'est moi que tu désireras, c'est toi qui te mordras les doigts, te rongeras les sangs de m'avoir laissée filer. Et non pas l'inverse, moi, rien que moi, uniquement moi.

Rien que toi, rien que moi...

Ecrit par P'tite Etolane, à 18:09 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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Dimanche (20/03/05)
Si j'étais...
--> Piqué chez Krystal!!!

Si j'étais...

Une couleur : le rouge
Une fleur : une rose rouge sang 
Un arbre: un prunier blanc en fleurs
Un phénomène naturel: une tornade
Une saison: l'hivers printannier ;)
Un objet : un stylo plume
Un bâtiment architectural: un château
Une ville : New York
Un son: cristallin
Un moyen de transport : une fusée
Un peintre : Monet
Un Auteur Compositeur Interprète : Saez
Un film : Neverland
Un dessin animé: Mulan
Une chanson : "Elle danse seule" De De Palmas
Une invention : l'imprimerie
Une arme : un mot
Un vêtement : un haut aux manches tombantes et larges.
Un plat : des tomates cerises
Un livre : Hell, de Lolita Pille
Un jeu : ...Cap ou pas Cap?
Un métal : l'Argent 
Un bijou: un collier
Un proverbe: "on ne badine pas avec l'amour"
Un métier: Artiste
Une passion: le chant
Un moyen de communication: l'écriture
Un sentiment: la folie douce mâtinée de mélancolie
Une partie du corps: les yeux et mains
Un des 7 péchers capitaux: la paresse
Un des 5 sens: le toucher
Un des 4 éléments: feu

... et vous ?

Ecrit par P'tite Etolane, à 20:39 dans la rubrique Vivre chaque seconde....
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