Je sais que je ne devrais pas mais qu'est ce que je l'aime! Non je ne devrais pas, parce que ça me ronge, que je ne sais pas s'il y a quelque chose de possible où non, que mes mains me démangent, que mes pensées me dérangent, que parfois j'aimerais ne pas aimer, ne pas connaître ça, l'attente, longue, infinie, et la chute, brutale, inexorable.
Et ce poème, que j'avais entre mes doigts à 13heures, serré dans ma poche, quelques commentaires, de morceaux de rêves, ce poème que j'aurais aimé lui remettre, comme un aveu à demi-mots, une rigolade brève, discussion avec Jo, Brice et Lui...et d'autres dont je ne me souviens plus le nom...Steve...Romain...Coco...Sam...Vincent...Benoît..., un signe de tête, un sourire, mon poème serrée dans ma main, mes joues rouges, Jo l'entraîne, ils tournent les talons...un dernier regard...
Seule sur le trottoir...entourée d'une dizaine de personnes...mon poème dans ma main...Il faut que je lâche cette feuille, elle me brûle les doigts, elle brûle mon âme...je me consumme...Le tendre à Sam, essayer d'oublier que j'avais carressé l'idée de lui donner...une autre fois peut être un jour couleur d'orange ...
Je l'ai lu ce matin en français...parce que je l'avais choisi, parce que c'est moi, que j'aurais pu l'écrire tant il me ressemble. Je l'ai lu, la voix tremblante, mis les larmes aux yeux de deux personnes...un accent de désespoir, de gouffre, de vrai...Je me suis mise à nu, quelques minutes...en explicant pourquoi j'aimais ce poème...pourquoi, pourquoi, pourquoi je l'avais choisi. Mas parce que c'est moi, parce que c'est lui.
La prof m'a souri, j'ai sa sympathie. Mais je n'en veux pas...elle n'éveille rien chez moi, ni passion ni révolte, ni colère...ni rien...rien que langueur, rien que rien...Je ne veux pas de sa sympathie....je veux de son amour à lui.
J'ai tant rêvé de toi...
texte de Robert Desnos
J'ai tant rêvé de toi
que tu perds ta réalité
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant
et de baiser sur cette bouche la naissance
de la voix qui m'est chère.
J'ai tant rêvé de toi
que mes bras habitués en étreignant ton ombre
à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
au contour de ton corps peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante
et me gouverne depuis des jours et des années
Je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.
J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute
que je m'éveille. Je dors debout le corps exposé à
toutes les apparences de la vie et de l'amour et que
toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je
pourrais moins toucher ton front et tes lèvres
que les premières lèvres et le premier front venu.
J'ai tant rêvé de toi
tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne
me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être
fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois
que l'ombre qui se promène et se promènera allègrement
sur le cadran solaire de ta vie.
Commentaires :
Re: Compaticance...
Oui, c'est la peur de souffrir qui me retient. Qui me retient aussi de tout aller lui avouer, parce que mon meilleur ami m'a dit "avant de lui dire, sois sûre d'être capable d'encaisser la réponse, quelle qu'elle soit". Et pour le moment j'ai l'impression que si c'est non...ça me détruira. Sur le coup, du moins!
L'auteur du poème est Robert Desnos :) Il en a écrit d'autres vraiment magnifiques...
Bizoox;
Ann.
Re: Re: Compaticance...
Je sais ce que c'est d'avoir mal, surtout en ce moment. Ton meilleure ami a raison, c'est sûr que c'est très douloureux de déclarer son amour et de ne pas avoir la réponse attendue. Réflechis bien, mais bon, aussi, si tu ne tente pas le coup tu ne pourars jamais savoir...
Mon joueb c'est http://zita.joueb.com
Voilà!
zita
Compaticance...
Je trouve ce poéme sublime, si tu pouvais me dire qui en est l'auteur ça me ferai plaisir. Passe sur mon blog www.zita.joueb.com
Zibou, Un ange...